Ah l’amouuuuuuur

Dimanche soir, j’ai regardé Le papillon, ce film touchant avec Michel Serrault et la jolie Claire Bouanich. (Au passage, merci Benj pour tes commentaires oh combien enrichissants et constructifs pendant tout le film 🙂 Ah les mecs je vous jure quand ça fait pas pan pan et crac crac…)

Et la jolie Claire Bouanich, dans le film, elle dit des choses d’adultes avec la simplicité d’un enfant. Un moment elle demande à Julien, un Michel Serrault épris de papillons et dans la quête presque obsessionnelle d’une espèce rare, elle lui demande donc :

« Pourquoi on dit tomber amoureux ? Pourquoi on dit pas monter amoureux ? »

C’est vrai ça ? Comme si avant même de les vivre pleinement, on devait considérer ces sentiments naissant comme un constat d’échec anticipé. Comme si le papillon (tiens encore lui) qu’on avait dans le ventre dans les premiers instants était messager d’une chute douloureuse.

On a qu’à dire « Chuter amoureux » pendant qu’on y est ! Ou « se rétamer amoureux ». Au moins, le message sera plus clair.

Et bien non. NON NON et NON. A partir d’aujourd’hui, mardi 29 mai, je ne tomberais plus amoureuse. Dorénavant, je monterai amoureuse.

Kmille, en mode peut-être-même-qu’un-jour-je-« monterai-enceinte »

J’ai testé pour vous : l’horoscope (suite et fin)

Je m’étais engagée auprès de vous, à travers une semaine de ma petite vie, à tester pour vous la pertinence d’un hororscope.

Chose promite, chose dute.

Rappel des faits : « Camille la lune entre en bélier lundi, et avec votre partenaire un froid glacial s’installe entre vous : vous ne supportez plus ses petites manies et sa façon de parler. (…) Mercredi, vous pourriez découvrir une trahison amoureuse de la part de votre partenaire, qui mettra le feu aux poudres et achèvera de vous conforter dans l’idée de vouloir vous séparer. »

Lundi, ce n’est pas que j’ai plus « supporté », c’est que j’ai été triste. Et ce ne sont pas « ses petites manies ni sa façon de parler », c’est son absence quand j’avais besoin de lui. A cause d’un scooter en panne.

Mercredi, ce n’est pas une « trahison amoureuse » que j’ai découvert, mais une évidence : que notre histoire devait s’arrêter.

Cette journée ne m’a pas conforté dans l’idée de « vouloir me séparer », mais dans celle de « devoir me séparer ».

Et on s’est séparés.

J’ai été obligée de saisir au vol la perche qu’il m’avait tendue en créant ma première déception en un an, parce que si on savait tous les deux qu’on devait arrêter, aucun de nous deux n’avait ni le courage, ni l’envie de le faire.

L’horoscope avait donc raison, à peu de choses près. Peut être juste que la Lune n’entrait pas en Bélier mais en Sagitaire ou en sa mère.

Peut-être aussi que l’horoscope m’a influencée et que si je ne l’avais pas lu, on en serait pas là.

Peut-être que notre histoire est finie à cause d’un scooter en panne et d’un horoscope foireux.

Mais peut-être que dans quelques mois je dirai « merci » au scooter et à l’horoscope…

Kmille, en mode la-prochaine-fois-je-testerais-plutôt-un-soin-des-pieds…

PS1 : Vous, amis et famille qui avez déjà (beaucoup) entendu parler de S., don’t worry, je ne suis pas au fond du rouleau ni au bout du gouffre, parce que je sais que c’est ce qu’il y avait de mieux à faire.

PS2 : Vous, amis et famille qui vous décomposez parce que vous n’aviez jamais entendu parler S., ne m’en voulez pas, c’était ma petite histoire à moi… Et je compte sur vous pour honorer ce silence d’un an et faire semblant de ne toujours pas être au courant…

De l’attente dans le couple

J’ai rêvé pendant des mois de boire une bouteille de vin rouge yeux dans les yeux avec mon homme, avec des belles bougies et de la bonne musique (Comment ça je marche au cliché ?).

J’ai attendu, attendu, ça n’est jamais venu, Laï Laï Laï Laï…

J’ai fini par ranger ça dans la case des « trucs que je ne pourrais jamais partager avec lui », non sans une bonne dose de frustration de ne pas vivre avec l’homme dont j’étais amoureuse ce moment de complicité. Bah oui quoi, ça ne lui était jamais venu à l’idée, c’était bien la preuve que ce n’était pas important pour lui. Or, c’était important pour moi.

Et puis un jour, j’ai acheté une bouteille de rouge, des belle bougies et de la bonne musique.

Il est arrivé, j’ai ouvert la bouteille de rouge, allumé les belles bougies et mis en marche la bonne musique.

On a bu la bouteille de rouge, avec les belles bougies et la bonne musique.

Et je me suis dit que j’aurais pu attendre longtemps.

Que lui n’associait pas forcément la complicité avec un moment comme celui-là. Que j’avais bien fait de lui servir mon désir sur un plateau d’argent car la seule chose qui était douloureuse, c’était l’attente que tout vienne de l’autre.

Que finalement, l’important n’était pas que ça vienne de lui, mais qu’on vive ce moment.

Bouteille de rouge, belles bougie et bonne musique, discussion sur cet entretien que vous avez eu et dont il ne semble pas se souvenir, nouvelles de votre amie qui n’allait pas bien et dont il semble avoir oublié l’existence, félicitations pour ce joli livre que vous venez d’éditer et dont il ne semble pas mesurer l’importance à vos yeux, je me dis que la solution consiste peut être à ouvrir la discussion comme une grande, et à se débarasser de la souffrance qu’est l’attente pour ne profiter que du plaisir de vivre ce moment important pour vous.

Ok, ça serait mieux si c’était venu de lui, et ça serait mieux aussi si il était le plus drôle, le plus beau, le plus riche, le plus affectueux quand vous en avez besoin, et le plus indépendant quand vous en avez besoin, et qu’il vienne vous chercher au travail sur son cheval blanc.

Mais si le prince charmant existait, ça se saurait, et si ma tante en avait, on l’appellerait mon oncle. 

Kmille, en mode ma-tante-est-ma-tante-mon-oncle-est-mon-oncle

J’ai testé pour vous : l’horoscope

Les horoscopes, c’est un peu comme la politique, les yaourts qui rendent belles, l’amitié garçon-fille, les barres chocolatées qui font pas grossir et les crèmes anti-cellulite, je sais pas vraiment si il faut y croire.

Des fois je me dis oui forcément, ça doit marcher, sinon on en parlerait pas autant et sinon les présidents de la république ne s’y intéresseraient pas (ça c’est quand on me prédit une recontre amoureuse type troisième type et des rentrées d’argent type énoooormes), et des fois je me dis que c’est de la vraie connerie et que deux personnes qui sont nées le même jour ne vont forcément pas passer la même semaine (ça c’est plutôt quand on me prédit une grippe crevante, une rupture amoureuse et/ou affective, des problèmes de boulot et un vase qui va me tomber sur la tête).

Cette semaine, je me dis que c’est de la vraie connerie; Non, en fait, J’ESPERE que c’est de la vraie connerie.

« Camille la lune entre en bélier lundi, et avec votre partenaire un froid glacial s’installe entre vous : vous ne supportez plus ses petites manies et sa façon de parler. (…) Mercredi, vous pourriez découvrir une trahison amoureuse de la part de votre partenaire, qui mettra le feu aux poudres et achèvera de vous conforter dans l’idée de vouloir vous séparer. »

Donc si je résume : aujourd’hui on s’engueule, mercredi j’apprends que je suis cocue et on se sépare.

Je vous tiens au courant.

Kmille, en mode paye-ta-semaine…

Trompe moi si tu m’aimes (et ne me le dis pas) Episode 2

(Voir billet précédent sinon vous allez me prendre pour une dingue)

Tout à l’heure après avoir posté le billet, j’ai dit à mon cheum : « En fait si tu me trompes une fois je préfère ne pas savoir ».

Et comme dans 99 % des cas où je parle, j’ai regretté ce que j’ai dit. Je m’explique :

Si je lui dis qu’il peut me tromper (puisque ça revient à ça étant donné qu’il n’a rien à perdre sauf son honneur)  , il ya peu de chances pour qu’il ne le fasse pas.

Si je lui dis que je n’accepterais pas d’être trompée, il restera fidèle s’il veut sauvegarder (ctrl S) notre relation. Donc si il m’aime. (Le mot est fort pour nous deux mais c’est le cas pour la plupart d’entre vous, c’est en tout cas tout le malheur que je vous souhaite)

Pour résumer les deux billets de cette incroyable saga des sentiments, si je veux savoir s’il tient à notre relation, j’ai deux solutions :

– Soit j’attends qu’il me trompe et ne me le dise pas

– Soit je lui suggère fortement de ne pas me tromper.

Je vais peut être choisir la deuxième.

Kmille, en mode réconciliée avec l’amour

Trompe moi si tu m’aimes (et ne me le dis pas)

Tout à l’heure je cyber-discutais avec mon pseudo-copain. Je ne vais pas rentrer dans les détails mais rapidement c’est une sorte de relation en CDD, qui a été renouvelé plus de fois que prévue. Les conditions de travail me plaisent, d’autant plus que c’est un mi-temps.

Bref… Je lui demandais du ton le plus détaché possible s’il m’avait déjà trompé. Il m’a répondu « Non, et je t’ai toujours dit que si un jour je te trompe, je te le dirais. »

Bizarrement, j’étais très déçue. Je m’explique :

S’il me trompe un soir et me le dit, j’en déduis qu’il me tient au courant de son médiocre coup de rein en sachant très bien que, fière comme je suis, je mettrais un terme à la relation.

S’il me trompe un soir et ne me le dit pas, je me dis qu’il ne veut pas mettre en danger notre relation pour un médiocre coup de rein, et que par déduction je compte plus pour lui que la réceptrice de ce médiocre coup de rein.

Donc si tu m’aimes (un peu), trompe-moi et ne me le dis pas.

Kmille, en mode logique. Ou pas.

PS : T’as aussi la solution de ne pas me tromper du tout. Je dis ça, je dis rien…

Fuis-le il te suit et réciproquement

« Fuis-le il te suit, suis-le il te fuit »… Voilà une phrase que, pendant des années, j’ai gribouillé sur ma trousse en cuir de lycéenne lacérée (la trousse, pas la lycéenne) de coups de ciseaux, au milieu d’autres « Carpe diem » et « J’aimerais être une larme pour naître dans tres yeux vivre sur ta joue et et mourir sur tes lèvres ». On ne se moque pas, je suis sure que vous aviez les mêmes.

Bref, contrairement aux deux dernières, ce petit dicton, je le trouve vraiment pas con. Est force est de constater qu’il est vrai.

Il y en a des choses à dire sur le sujet, et je pourrais y passer des heures. J’y reviendrais bientôt, mais en attendant, quelques réflexions que je me suis faite ces trois derniers jours.

« Tu peux pas essayer de me faire chier ? »

Hier, je prenais un café avec ma copine C. qui m’expliquait que son mec, elle avait peur de le perdre.

Que du coup, à chaque fois qu’ils s’enguelaient, c’est à dire souvent, elle ne pouvais pas s’empêcher de lui envoyer un texto.

Que à chaque fois qu’il pouvait pas la voir, elle disait rien. Que à chaque fois qu’il pouvait la voir, elle était là.

Et elle m’expliquait que son mec lui avait clairement dit : « Tu peux pas essayer d’être moins disponible et de me faire un peu mariner ? » (!!!)

« Je n’en peux plus qu’elle règle sa vie en fonction de la mienne »

Avant-hier dans un café (oui encore) j’ai entendu un mec qui parlait avec ses potes et qui leur disait : « Je vais la quitter ça me gonfle elle a pas de vie quand je suis pas là, elle règle son emploi du temps en fonction du mien. »

Bref, c’est triste, mais c’est comme ça : Fuis le il te suit, suis le il te fuit.

Concrètement ça veut dire quoi ?

Ca veut dire que si notre mec tient à nous, il ne va pas nous quitter parce qu’on lui a pas donné de nouvelles pendant deux jours suite à une engueulade.

Ca veut dire que pendant ces deux jours sans nouvelles, Jules (ou Robert appellez le comme vous voudrez) aura eu le temps de réfléchir posément à ce qui s’est passé, parce qu’on le veuille ou non, nous les femmes on peut se prendre la tête dans le métro, devant l’ordi ou en parler avec des copines, eux les mecs, on les adore mais ils font rarement deux choses en même temps.

Ca veut dire que pour être épanouie avec un homme, il faut savoir être épanouie toute seule : non, votre bonheur ne dépend pas que de Jules (Ni que de Robert).

Ca veur dire qu’un homme, comme une femme d’ailleurs, ne peut se sentir bien dans sa relation que s’il sait que le bonheur de l’autre ne dépend pas que de lui (ou d’elle). Sinon ça s’appelle une relation fusionnelle, pour ne pas dire assistée. Or, l’autre n’est pas notre béquille.

Ca veut dire qu’il savoir créer le besoin : laisser à l’autre un peu d’espace, c’est le laisser venir à nous. Accepter son silence, c’est accepter sa différence.

Ca veut dire, pour reprendre une expression de Catherine Bensaïd, ma grande « prêtresse » en matière de relations hommes-femmes, « Contrairement à une relation basée sur le manque, la relation saine est vécue comme un cadeau plus qu’une nécessité : on doit avoir conscience que si la vie est bien plus belle à deux, la vie seule n’est pas un supplice. » (voir l’interview réalisée par une journaliste hors-pair 🙂 )

Votre amoureux est la cerise sur le gâteau, mais vous êtes le gâteau.

Kmille, en mode gâteau.