Deux semaines demain

Ça fera deux semaines demain. Apres que mes potes aient débarqué en surprise le jour de mon anniversaire chargés de cadeaux et de cotillons et soient repartis chargés tout court, j’ai éteint ma cigarette en lui disant que c’était fini.

On va pas se mentir, c’est pas la chose la plus facile au monde. J’y pense souvent, et 20 fois par jour je me dis que j’ai envie de fumer. Et puis je me rappelle qu’avant le 30 septembre, 20 fois par jour je me disais que j’avais envie de ne plus fumer. J’avais lu cette réflexion dans les commentaires d’un post d’Annaick d’ @unesourisdansmondressing à ce sujet, et j’avais trouvé cette remarque fort pertinente.

Je ne m’interdis pas d’envisager une cigarette, de temps en temps avec du champagne, celle que les gens disent qu’il ne faut jamais prendre, parce que ça donne un meilleur goût à la victoire de toutes celles que je ne fume pas. J’aime aussi l’idée que tous les fumeurs ont cette échéance devant eux, et que je suis bien contente de m’y être collée. Globalement, je suis d’une humeur plutôt clémente, mais alors il y a quand même un truc qui me donne envie d’encastrer les gens dans le plafond pour en faire des rangements, c’est quand je sors mon horrible vapoteuse, ce truc qui te donne inévitablement l’air con et mal sevré, et qu’on me dit « Ah, t’es passée à la cigarette électronique ? »

Alors que ça soit clair les gars. Quand pendant 20 ans on a été accro au tabac, on ne « passe » pas à la cigarette électronique. Ce serait comme dire à quelqu’un qui vient d’arrêter l’héroïne « Ah t’es passé aux Curly ». À part ça, je réalise avec surprise que les samedis d’octobre au soleil ont la même saveur et que les débuts de matinée que je passe depuis dix ans dans les cafés pour regarder la ville s’éveiller n’ont rien perdu de leur magie. Je suis heureuse de ne pas avoir à éviter les terrasses, les bistrots, l’alcool et les confidences.

La seule chose que j évite désormais c’est la ligne 13 ; mon odorat de fumeuse était déjà surdéveloppé, il est désormais celui d’un chien des Douanes.
Du coup je me dis qu au pire, si j’arrive plus jamais à écrire de roman sans cigarettes, j’ai une piste de reconversion solide.

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