On vient d’en bas

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« On vient d’en bas. De cette chaleur moite des entrailles du metro qui se mêle curieusement à l’impeccabilité clinique des carreaux blancs de faïence de la voûte. (…) Ce carré bleu en haut des marches, ce bout d’immeuble, ces branches d’arbre treillagent le ciel. À chaque fois une ivresse, une chance redonnée. On ne se savait pas noyé, mais à la seconde on échappe à la noyade, on remonte du puits. (…) Il faudrait s’arrêter là, invisible, anonyme, ne pas poursuivre l’ascension pour garder ce carré parfait. (…) On respire, on reçoit la ville en pleine poitrine. Arrivé à la surface, on jette un regard satisfait sur un royaume qui déjà s’aplanit, se défait, se dilue dans trop d’espace et de destins possibles. On ne tient Paris qu’au moment de sortir du puits. Juste avant. » Paris l’instant, Philippe Delerm, Le Livre de Poche

L’#extraitsdunion du jour vient d’un recueil de jolis textes sur Paris signés Philippe Delerm, qui accompagnent les photos de sa femme Martine Delerm. C’est doux et bon comme un café noir au comptoir, un musée sans file d’attente, un serveur parisien sympa, ou un pigeon qui finalement décide de ne pas vous chier dessus.

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