Une annonce à vous faire

Ca fait des mois que j’essaye de rattraper le retard pris sur mon blog pour vous annoncer quelque chose.

J’ai résumé en cinq billets 18 mois d’errance immobilière, et soulagée de n’avoir plus que 8 mois et une grosse nouvelle de retard, j’ai déserté ce lieu le temps qu’il fallait pour me remettre bien à la bourre.

Pour être tout à fait chronologique, il faudrait revenir à décembre 2013. (Je vous avais prévenus)
Il y a donc deux ans, presque jour pour jour. A cette période, je n’ai pas levé une coupe à 2014 sans caresser mentalement le projet qui allait prendre vie au cours de l’année. 21,6 x 2,3 x 13,7 cm, 220 pages, édité chez Kero.

A quelques semaines de la sortie d’Un tout petit rien, alors qu’il tentait de me soigner d’une crise d’épilepsie doublée d’une invasion d’urticaire tout en déposant plainte contre moi pour harcèlement téléphonique, mon éditeur me suggérait gentiment de me lancer dans l’écriture d’un second roman. Le meilleur moyen de canaliser mon stress, qu’il disait, et de vivre au mieux cette période pour le moins éprouvante de la sortie d’un premier « bébé » littéraire.

Obéissante et tremblante, j’ai allumé mon ordinateur et ouvert un document Word.

J’ai appelé mon éditeur pour lui dire que ça y est, je l’avais fait. Il m’a félicitée avec entrain, et j’étais sacrément contente de moi : il ne me restait plus qu’à choisir mon sujet, et à l’écrire.

Je reviendrai (dans 6 mois, donc) (je plaisante), sur le choix du sujet. Je peux juste vous dire que j’ai hésité entre plusieurs, avant de me rendre compte, comme une évidence, qu’il s’agissait du même. A ce stade ce n’était plus un thème, c’était une obsession.

Une obsession de toujours, qui remonte à l’enfance, un sujet lancinant, à plusieurs visages, un questionnement secret et un peu flou, mais qui m’habite entièrement.

Alors je me suis lancée.

Pendant ce temps-là, Un tout petit rien sortait du bureau de la rue des Minimes pour arriver entre vos mains.

Des mains chaleureuses, bienveillantes, des mains qui m’ont offert assez de caresses pour les mille prochaines années et qui m’ont poussée à continuer quand le doute m’envahissait.

Souvent, donc.

J’ai fait partie pendant un temps de ce qu’il est coutume d’appeler les écrivains torturés. Torturée de ne pas réussir à sortir ce que j’avais dans le bide, torturée de le sentir si fort mais de l’exprimer si mal, torturée de gratter à une porte sans trouver la clé, et cette porte c’était moi-même, verrouillée, fermée à double tour.

Ne pas réussir à écrire un livre qui tient à cœur, c’est comme chercher pendant des mois un mot qui nous échappe, ou comme attendre, en vain, les yeux piquants et le nez en l’air, un éternuement qui ne vient pas.

D’autant plus que je l’ignorais alors, mais la vie allait se charger à deux reprises de me mettre du poivre sous le nez.

On m’avait prévenue que l’écriture d’un deuxième roman était plus compliquée.

Je ne mesurais pas à quel point l’aventure serait plus éprouvante, obsédante, mais aussi plus riche et fascinante.

J’ai accouché d’Un tout petit rien sans épisiotomie.

J’ai accouché du deuxième sans péridurale.

Je peux maintenant le dire, et peut-être en profiter pour le réaliser : mon deuxième roman est terminé.

Et l’avantage d’être à la bourre pour vous l’annoncer, c’est que ceux qui l’attendent n’auront pas longtemps à patienter.

Le 17 janvier, pour le millième dimanche de ma vie, je n’arriverai pas à dormir, mais cette fois j’aurai une bonne raison.

Le 18 janvier, pour le premier lundi de ma vie, je me réveillerai d’un bon et avec le sourire.

Et je l’imaginerai entre vos doigts, et je croiserai les miens pour que vous ayez autant de plaisir à le lire que j’ai eu à l’écrire.

D’ici là, je vous raconterai en quelques billets les coulisses de ce roman.

Et en attendant, parce que j’ai des palpitations de joie et d’appréhension, je vous laisse en compagnie de cette image qui rythme mes jours et mes nuits, et j’espère qu’elle vous plaira.

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