Des niouses

Amis lecteurs, foule en délire, public adoré

Qui va plus m’adorer longtemps d’ailleurs, si je continue à ce rythme-là. Mais que veux-tu mon petit, j’ai une vie maintenant en dehors de toi, et eu quelques broutilles à gérer ces derniers temps.

Genre trouver un appart. Vu que j’aime pas faire les choses à moitié, j’en ai trouvé deux, finalement. Et j’ai donc signé deux bails, et payé deux loyers.

Parce que t’as des gens qui font font une demande de logement social, qui attendent longtemps, très longtemps, très très longtemps, puis qui finissent par avoir une proposition et par lacher leur appart pour s’installer dans leur bel HLM à l’odeur de produits à lustrer le bois, avec napperons sur tous les meubles et scènes de ceuillette de fleurs un 15 novembre dans le Larzac sur le carrelage de la salle de bain.

Et puis t’as des gens moi qui fait une demande de logement social, qui attend relativerment longtemps, qui commence par plus voir ses pieds ni toute autre partie de son anatomie située en deça de son nombril, alors qui se dit qu’elle ferait bien par conséquent de se bouger un peu le boule. Alors qui finit par chercher un appart, et même par le trouver. Qui va signer le bail, et qui, en sortant de l’agence, reçoit un coup de fil de l’organisme d’HLM qui lui propose un appartement. Avec pour le même prix que le premier 20m2, une chambre, une sallde bain, une cave et une place de parking en plus. Finalement, dans l’affaire, je n’aurais perdu que les frais d’agence et un mois de loyer. 950 euros. Ma prime de naissance, quoi.

Me voilà donc installée dans un appart dont les chiottes font à peu près la taille de mon ancien. Il y a des portes, des pièces, parfois quand quelqu’un est chez moi je peux ne pas le voir et parfois même je le fais répéter parce qu’on est tellement loin qu’on s’est pas entendus.

J’ai aussi eu, sur les conseils du médecin, à croiser les doigts pour que ma fille ne débarque pas trop tôt. Puis à finir par croiser les cuisses parce que c’était quand même plus efficace.

Visiblement, je l’ai bien fait. Parce qu’on est quand même à J-4 et qu’il ne se passe rien. Même pas une perte de bouchon muqueux à vous raconter.

Des drôles de sensation, un peu, ces derniers jours, s’apparentant à des tournevis qu’on vous planterait dans le bas du dos avant de les tourner allégrement dans un rictus pervers (très drôle comme sensation, puisque je vous le dis). Mais une heure après, je gambadais à nouveau comme un jeune cabri en émoi, et j’en déduis que ce que j’ai ressenti, par rapport à ce que je vais en chier ledit jour, c’était du pipi de chat.

Un pénom à trouver, aussi, puisque mon idée de départ a fait l’unanimité auprès de tous, sauf du papa de mon bébé. Et puis c’est pas plus mal finalement. C’était « Brune », et pour peu qu’elle ait été un peu dyslexique, elle se serait quand même présentée comme s’appelant « Burne », et ça, j’étais pas sure d’assumer.

Et maintenant, tout est prêt. J’ai prononcé son prénom 1000 fois, mis ses couches dans sa chambre, bouclé mon sac de maternité, stérilisé mon tire-lait pour pouvoir enfin me la coller à la sortie de la maternité, préparé la liste des personnes à prévenir, affecté un car de fans au départ de Paris et même promis à ma fille de lui acheter son premier string à 12 ans si elle sortait avant lundi.

Et maintenant, j’attends. Avec un mélange d’excitation et de peur. Un peu comme si vous saviez que dans 4 jours au plus vous alliez vous prendre les deux petits doigts de pied dans un meuble, alors que vous marchiez à 250 km/h. Et que vous aviez quand même vachement hâte d’y être.

Je vous embrasse tous, un par un (on est pas tous les jours en congé maternité), merci pour vos petits mails et coimmentaires plein de gentillesse, qui ont la fâcheuse tendance à me coller la larmichette et le menton qui tremble.

C’est la dernière fois que je vous parle avec le périnée musclé, et je sais pas vous mais moi ça me fait tout drôle. Ce qui se passera par la suite entre ce blog et moi, je sais pas, mais promis si je migre sur Magicmaman je vous balance le lien.

kmille, en mode comme-ça-vous-saurez-tout-sur-ses-colliques

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