Come back

Plus de trois mois d’absence, et pas une explication la bougresse.
Certains s’en sont doutés. D’autres l’ont suggéré. Peut-être qu’il y avait « quelqu’un » derrière tout ça.

Et bien oui, les amis, je vois que les mois passés n’ont rien changé à votre intelligence et à votre perspicacité (et à votre beauté et à la taille de votre phallus ou de vos seins, c’est bon, je suis pardonnée maintenant ?). En effet, derrière tout ça, il était une fois quelqu’un.

On s’est connus début septembre, mais c’est qu’un mois plus tard que je l’ai vraiment remarqué. Il avait été discret, genre pas envahissant. Il a eu raison, j’aime pas qu’on se fasse remarquer.

Un mois sans se remarquer, c’est long. Mais vous savez ce que c’est, on regarde partout autour de soi, surtout loin devant, sans prendre le temps de regarder juste à côté de nous. Tout près même.

Après, ça a été plus compliqué. Normal, je suis pas réputée pour être particulièrement simple comme gonzesse.

D’abord, il y avait le fait que c’était pas le meilleur moment pour une rencontre.

J’ai essayé de lui expliquer que j’étais bien finalement, seule, que j’avais beau parler rencontre, mariage et bébé, ma vie teuf, picole et liberté elle m’allait bien aussi. Que ça n’avait rien à voir avec lui, mais que peut-être on s’était croisés trop tôt.

Il m’a fait comprendre que de toute façon, il n’avait pas son mot à dire et qu’il me laisserait choisir, évidemment.

Puis il y avait une troisième personne, celle qui nous avait présenté. Et qui n’avait pas vraiment prévu qu’on s’attache l’un à l’autre.

Ceux de mon entourage qui savaient ont regardé d’un drôle d’œil le drôle de couple qu’on formait. Certains avaient l’œil pas drôle aussi, et d’autres ont préféré tourner les yeux. Certains encore se sont contentés de me dire qu’une rencontre comme ça ça n’arrivait pas tous les jours, et que si on s’en donnait les moyens, on pouvait y arriver.

J’ai repensé aux fois où j’avais dit à des hommes que « désolée mais c’est pas le moment, j’ai pas envie d’être deux en ce moment, j’ai des projets, trop de travail, pas assez de temps, pas le courage, trop peur de souffrir, pas assez à donner, trop peur de l’engagement ».

Là, c’était pareil. J’avais pas mal de projets, pas mal de travail, pas beaucoup de temps ni de courage, la peur de souffrir, pas grand chose à donner, et peur de l’engagement. Mais ce que j’avais aussi, c’était une certitude. Celle que je l’aimais, lui.

Et celle que c’était une sacrée bonne raison de continuer.

Je crois qu’il a été soulagé quand je lui ai dit. Pour lui c’était presque une question de vie ou de mort.

Je lu ai pas promis grand chose. Sauf que je l’aimerai, que je ferai au mieux pour le rendre heureux. Je crois que ça lui a suffi.

Depuis, on est heureux tous les deux. On fait confiance à la suite des évènements, en se disant qu’à chaque jour suffit sa peine, et son bonheur aussi.

On se verra, en vrai, pour la première fois, au début du mois de juin. D’ici là, on ne se quitte pas d’une semelle, puisqu’il a élu domicile juste derrière mon nombril.

Kmille, en mode et-bonne-année-les-amis

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