Today is da day

Voilà, les vacances sont finies. D’ailleurs, le ciel de Paris pleure mon retour. A Toulouse, avant que je parte, il pleurait mon départ.

Quoi en gros le temps de merde me suit. Je t’ai parlé, à toi ?

Non en fait profites-en. Parle-moi mal. Insulte-moi. Crache-moi dessus. Pisse moi à la raie. Jette moi un cil et tape-moi même de tes deux petits points rageurs si tu veux. Dépêche toi, tu n’as plus que dix minutes.

Demain, tu pourras plus. Demain je ferai partie de ces gens intouchables. Mais oui, tu sais, ces leaders d’opinion qui te feraient sortir avec une plume dans le cul s’ils te disaient que ça t’allait bien.

Demain, je connaîtrai des gens que tu ne connais pas. Si tu veux, je pourrai peut être t’avoir une dédicace de PPDA sur ton mug. Ah non pas PPDA. Pascal Sevran si tu veux. Ou Thierry Gilardi.

Demain je fais une séance de dédicace chez moi. On sera 4. Et sachez les filles que vous pouvez vous brosser Martine pour que je vous file un exemplaire gratos. Les macarons avec Amel* et la salle de rééducation avec Loulou** je vais pas les payer avec des cacahuètes.

De toute façon j’ai fait mes calculs. Si tous les lecteurs de ce blog achètent chacun trois palettes de livres, et qu’ils demandent à deux personnes de leur entourage d’en faire autant, avant de désigner chacun trois proches pour prendre le flambeau et nommer à leur tour 4 heureux participants au jeu de l’année, et ainsi de suite, j’arrête de travailler et je vais élever un troupeau de gnous ou d’enfants dans un bivouac en Amazonie. Ou je pars une semaine au club mec à Athènes voir ma pote Lilou. 

Demain, c’est le sort de milliards de couples qui va se jouer. Attends-toi à un baby boom dans neuf mois d’ailleurs, et remercie-moi pour ta retraite, grâce à moi tu seras pas obligé de manger les croquettes de ton chat.

Demain, c’est la vie de centaines de vendeurs qui va se jouer. Une sélection naturelle en quelque sorte. Ceux qui sortiront indemnes de la masse humaine déferlante à l’ouverture des portes. Et les autres.

C’est demain que sort mon livre. Ca parle des étudiantes qui s’installent avec leur Jules, ça s’appelle L’étudiante s’installe avec son Jules, et tu peux le voir si tu me crois pas. En plus tu as mon nom en bonus.

Et parce que, quand même, je vous dois bien ça, je vous fais une promesse : si mon livre devient le best seller de l’année, je traverse la France en jump jumper déguisée en pingouin. Si si, je vous jure.

Kmille, en mode pour-les-insultes-c’est-trop-tard-il-est-minuit

* Amélie Nothomb
** Paul-Loup Sulitzer

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