Lalou, Polux, Fabou et les autres

C’est marrant cette manie qu’ont les gens de donner des surnoms à tous leurs potes. Et surtout de les caser après, dans les discussions.

Par exemple, si tu parles d’une soirée ouf guedin que t’as passé, faut croire que c’est vachement plus cool de raconter que t’étais avec Loup’s, Mat’, patou, Loulou et Sody qu’avec Marc, Antoine, Isabelle, Marie, et Gilbert.

Bon je vous l’accorde, Gilbert c’est pas vraiment un bon exemple parce que c’est un peu la loose. Appelons-le Gigi. Qui se transformera bientôt en Djidji. Puis en « Djidji » L’amoroso. Puis en Lamo.

Ce qui nous donnera, si Gilbert arrive à s’incruster à la soirée des gens cool, que t’étais avec Loup’s, Mat’, patou, Loulou , Sody  et Lamo.

Alors t’en parleras, t’en parleras, attendant avec impatience qu’on te demande d’où ça vient. Ce à quoi tu répondras, l’air un peu blasé : « Oh, une connerie. On s’est tapés un trip à une soirée sur son prénom. De Gilbert on est passés à Djidji et de Djidji… » et tu connais la suite.

C’est tendance, les surnoms qui ont une histoire. Ca prouve que t’as un super groupe d’ami, et que tu te tapes des gros tripes avec eux.

Moi il y en a un que j’aime bien, c’est Thomas, alias La Daube. Un jour dans un bateau il a eu un problème de chasse d’eau. Du coup il a repeint les murs de sa cabine avec ses excréments. Et ça je trouve ça drôle, parce que j’aime bien les histoires de caca. Même si ça doit pas être facile à porter tous les jour, je te l’accorde.

J’ai remarqué aussi que tout à l’air vachement plus hype quand les gens cool sont en couple.
Avoue, « Je suis allée à une soirée chez Lulu et Drum,, avec Babou et Rap’s et Battle et Joyli », c’est quand même vachement plus bandant que si tu racontes que t’y es allée avec Judith et Edwige. Ou que si tu racontes que tu y étais toute seule.

Et le clou du spectacle, c’est quand tes potes cool ont des jobs cool. Là, ça pète sa mère. Genre, je sais pas moi, directeur de casting, mannequin, restaurateur, réalisateur, dresseur de guêpe ou musicien.

Là, si tu veux un conseil, faut vraiment t’arranger pour le placer quelque part. Mais attention, au détour de la conversation hein. Pas genre excitée : « et tu sais quoi faut que je te raconte un truc de fou ! J’ai un pote (de pote de pote de pote de pote), il travaille dans le cinéma ».

Là ça va pas du tout, ça fait même carrément pitié, à la t’as jamais croisé quelqu’un de haut placé alors tu mouilles ta culotte tellement ton heure de gloire est arrivée.

Non, non, discrètement, joliment, insidieusement, souplement.

Voilà voilà voilà.

Bon je vous laisse les amis, il faut que j’aille travailler. Pourquoi ? Oh, jute parce que j’ai un copain dessinateur qui fait des trucs vraiment terribles, et qui organise une expo ce week-end. Du coup je voudrai bien trouver le temps d’y aller.

Tu vois, comme ça, un peu, faut faire.

Et puis il est en couple et ça aussi c’est la classe à Dalas. Surtout quand tu vois la nana en question. (Il y a juste quelque minutes où tu es un peu énervée parce que tu te rends compte que le bon Dieu il a merdé dans la répartition des qualités entre les nanas de cette terre vu comment elle les cumule, mais après, tu t’y fais)

Bon, il s’appelle Henri, comme ça, ça tabasse pas des masses, mais tu peux l’appeler Hen-hen si tu veux, ou Riri aussi.

Si tu y vas, ce que je ne peux que te conseiller, vraiment, tu pourras dire que ce week-end t’étais à l’expo d’Hen-hen, un dessinateur qui connaît ta pote Ca-ca journaliste et auteur.

Kmille, en mode et-on-a-le-même-copain-d’enfance-qui-s’appelle-« clem ».
Oui bon d’accord c’est juste parce qu’il s’appelle Clément

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