Famille, nature et saucisson

Bon week-end les amis ? A l’heure où vous vous ruez sur vos ordis pour découvrir le compte-rendu des week-end branchés des bloggeuses non moins branchées, vous allez vous rendre compte que je ne suis pas que strass, paillettes, et soirées partouses tendances.

Je suis une fille toute simple. Il m’arrive d’être comme vous aussi.

La preuve : je reviens d’un week-end de randonnée familiale.

Tout de suite c’est moins bandant hein. Pas de soirée au Macumba, pas de promenade en vélo à Montmartre, pas même une petite virée shopping avec mes amis journalistes, et responsables de com’, et tous ces autres gens que je connais et que vous ne connaissez pas. Non non, rien de tout ça.

Des plaisirs simples et délicieux, à la portée de tout le monde, même de toi, lecteur. Si si, je t’assure, même de toi.

Claquer la bise à tout le monde en arrivant, sachant que tout le monde c’est quand même mon père et ses 5 frères et soeurs, qui ont donné naissance, pas ensemble je vous rassure, à entre deux et cinq enfants. Et que la plupart de ses enfants-là ont eux mêmes royalement pris le relai, faisant bourgeonner chaque année assez de têtes blondes pour repeupler la planète et poser un sérieux problème dans le calcul des retraites. Faites le calcul, ça en fait un paquet de bises à claquer.

Découvrir donc les minois de ses petits cousins et cousines si tu as bien suivi, puisque ce sont les enfants de mes cousins et cousines, et s’exclamer dans un cri de joie que « Mon Dieu mais qu’est-ce qu’elle a changé depuis l’année dernière », avant de te rendre compte que heureusement qu’à un an passé elle est a pas la même tête qu’à sa naissance parce que ça ferait désordre, ou que pire, ta remarque est de trop puisqu’il y a un an elle était encore dans les couilles de son père.

Découvrir le Pays de Caux, sa flore et sa faune. Ses habitants quoi. Finis au calva les habitants. Faut s’accrocher pour les comprendre, mais après c’est sympa. Puis faut mieux les comprendre d’ailleurs, quand ils sont en train de t’expliquer les règles du base du vélorail dans lequel tu viens de prendre place.

Parce que ceux qui ont pas écouté, ils s’en souviennent encore. On leur avait pourtant dit de s’y prendre tôt pour freiner quand ils voyaient un Stop. L’avantage dans le vélorail, c’est que ça avance tout seul, t’as pas besoin de pédaler. L’inconvénient dans le vélorail, c’est que ça avance tout seul, même quand t’es debout sur le frein. Pour peu que t’ai vraiment pas le cul bordé de nouilles, t’arrives à l’intersection du chemin de terre en même temps que la seule voiture annuelle dans le coin. Et en fermant les yeux pour amoindrir le choc (c’est bien connu quand on ferme les yeux ça fait moins mal), tu te dis c’est quand même con de mourir dans un accident de vélorail. Je vous rassure, tout s’est bien terminé, on en juste perdu un mais bien fait pour lui il avait qu’à être propre en arrivant à la maternelle. Sale gosse.

Continuer dans l’activité sportive et se mettre à l’accrobranche. Et te dire que l’accrobranche c’est comme marcher avec des chaussures trop petites, ce qui est bon c’est quand ça s’arrête. Parce que quand c’est ton oncle qui t’ouvre le chemin et qui te sert de cobaye, que ton oncle il est colonel et qu’il en a donc vu d’autres, quand ton oncle il te dit en arrivant « c’est con ce truc et c’est un tout petit peu long », tu traduis et ça donne quelque chose du genre « putain mais qu’est-ce que c’est casse-gueule j’ai bien cru que j’arriverai jamais ».
Bref, la prochaine fois je marcherai avec des chaussures trop petites, au moins ça colle pas la gerbe et ça fait pas mal au crâne. Et en plus ça coûte moins cher.

Se consoler avec un bon apéro et te dire en regardant les autres picoler que t’as de qui tenir quand même, taper le bout de gras avec des oncles, des tantes, des cousins, des cousines, avec leurs maris/femme/conjoint/conjointes et te dire qu’ils tiennent plus de la valeur ajoutée que de la pièce rapportée.

Te rappeler de ta période ado où tu maudissais ces week-end en te disant que t’avais des choses bien plus importantes à faire comme conclure avec Steevy ou te percer un furoncle, et te dire que t’as bien fait d’insister parce que t’as hâte d’être à l’année prochaine.

Mater la gent masculine et tomber d’accord avec ta soeur, tes cousines et ton cousin pour dire qu’il y en a certains qui auraient pas dormi dans la baignoire dans d’autres circonstances.

Te dire à la fin qu’il y a bien un moment où toi aussi tu viendras
accompagnée, en croisant les doigts pour que ça soit pas d’un chat ou
d’un canari.

Kmille, en mode we-are-family

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