Hier j’ai eu mon papa au téléphone.

Il était triste.

Il m’a dit :

« Je suis perdu. Je crois que je regrette. »

Depuis le début, je lui avais dit pourtant, qu’il pourrait pas vivre sans elle.

« J’avais bien réfléchi pourtant, ne va pas croire que c’était une décision facile. Mais les mauvais moments prenaient trop de place. Je ne voyais plus que les contraintes. Me séparer d’elle, c’était la seule issue que je voyais. »

C’est un peu facile papa. De prendre un engagement et de baisser les bras quand on se rend compte que c’est pas si facile.

« Tu ne vis pas à la maison, tu ne sais pas l’ambiance que ça créait. Je t’assure que ça devenait vraiment pesant. »

Moi ce que je sais, c’est que la maison sans elle, c’est plus vraiment la maison.

« Je sais ma puce, c’est aussi ça qui me perturbe. Quand je pense à vos relations, je me dis que j’ai pas le droit de tout bousculer comme ça… »

En même temps, ça n’a pas à rentrer en compte. C’est ton problème, et ça ne concerne que vous. Quelle que soit ta décision, je ne te la reprocherai pas. Ce qui compte, c’est que tu sois bien, et que elle aussi.

« Justement, j’avais le sentiment qu’elle s’ennuyait avec moi. Je ne lui consacrais pas assez de temps. Je ne pouvais pas m’empêcher de penser qu’elle serait plus heureuse avec quelqu’un d’autre.
Aujourd’hui, si j’étais sûr que je lui manquais, je n’hésiterai pas une seconde de plus à aller la chercher. »

C’est pas ça la question papa. Demande toi d’abord si elle te manque à toi.

« Ce matin en me réveillant, j’ai senti son manque dans mon bide. J’aurais tout donné pour qu’elle soit là. Je repensais à ses expressions, à nos bons moments, et je ne supportais plus l’idée qu’elle soit ailleurs qu’avec moi. »

Il y a deux semaines, mon père a donné notre chien. Je crois qu’il regrette.

Kmille, en mode reviens-chien-chien

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