J’ai vraiment trop la musique dans la peau

Je sais pas vous mais moi quand j’écoute de la musique à fond, j’ai l’impression d’être dans le clip.

Si c’est une chanson triste, je prends un air de circonstance et je suis persuadée que les gens me regardent en se demandant quel mystère cache cet air grave et mélancolique. Après, il suffit que j’ai deux mèches qui s’envolent pour avoir l’impression que je marche au ralenti.
Alors je m’assois dans le métro, je croise négligemment les jambes, et je regarde la vitre en mettant mes yeux dans le vide, comme ça. Dommage que vous voyiez pas, franchement j’ai l’air trop mélancolique.
Je fais semblant d’être triste, mais je le fais pas exprès, puis quand je suis arrivée, je me lève, au dernier moment, comme si je sortait brusquement de mes rêveries, je descends, sans un regard en arrière, et je me dis que les gens me regardent partir en se disant quel mal a bien pu frapper cette jeune femme que rien ne semble disposer à souffrir.

Si c’est un bon vieux rock bien violent, là je me mets en mode rebelle. Plus rien ne me fait peur, et je te jure tu me remarches sur les pieds une fois comme ça, je te jette sur le quai avec ta grand-mère et ton chat. Ouais même toi, là, le grand noir baraqué, je te prends, je te retourne et je te fume. Euh non pas toi finalement, mais ton petit frère de 12 ans oui. Et puis je vais acheter un pack de bière pour aller les boire sur la pelouse avec des potes.

Ca va même plus loin en fait, et c’est bien ça qui me perturbe. J’ai tellement le rythme dans la peau que ça me fait des trucs bizarres au niveau de la respiration. Un morceau d’Arctic Monkeys par exemple, ça me coupe le souffle. Au début je croyais que c’était parce que c’était vraiment trop bon. Mais en fait c’est pas ça, ou pas que. Le vrai souci, c’est que je respire au rythme de la musique. Et va-t-en respirer sur un morceau d’Arctic Monkeys.

J’ai dû avoir un aïeul groover. C’est pas possible autrement, j’ai trop la musique dans la peau. J’avais une arrière grand-mère super balaise en orgue, c’est peut être de là que ça me vient, tiens.

Kmille, en mode et-quand-je-marche-c’est-toujours-dans-le-rythme-alors-c’est-chiant-quand
-je-suis-sur-shuffle

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