Vieux doutes

Je sais pas vous, mais moi, en dehors des questions que je me pose d’ordre un peu spirituel et carrément philosophique, il y aussi des vieux doutes que j’ai, et qui persistent. Mais le problème c’est que contrairement à la question des chevaux qui sont contents (ou pas) de gagner une course, qui se pose assez rarement finalement, les vieux doutes que j’ai ils se posent environ 12 fois par jour.

Parfois ça se pose par mail, parfois à l’oral. Dans le premier cas, c’est chiant, il faut vérifier et ça fait perdre 3 secondes x 12 x (le nombre de doutes). Résultat : moins temps, moins de productivité, moins d’articles, moins de sous, moins  de chauffage, plus de maladies, plus de médicaments, plus de profondeur dans le trou (coquinous from google, bonjour, désolée pour la fausse joie) de la Sécu.

Dans le deuxième cas, c’est chiant, je passe pour une abrutie alors que tout s’annonçait si bien. Résultat : moins d’amis, moins de sorties, plus de dépression, plus de médicaments, plus de profondeur dans le trou (non je vous ai déjà dit vous trouverez rien d’intéréssant) de la Sécu.

Parce que les trous dans la sécu je suis contre, j’ai trouvé des solutions.

Voilà 24 ans que je ne sais pas si on dit « à l’attention de » ou « à l’intention de » sur une enveloppe, quand je veux envoyer un courrier à l’…tention de quelqu’un. J’ai trouvé un remède miracle, qui consiste à tracer avec doigté (non toujours pas de sexe, retourne te coucher toi), élégance et légèreté, un énorme pâté dégueulasse au début du mot. Attention ! Pas le pâté genre j’ai hésité trois jours entre a- et in-, à force de canger 323 fois ça finit par se voir. Non. Le pâté fortuit, que t’aurais très bien pu faire avant ou après, mais que manque de chance c’est tombé là.

Le verbe « appeler ». Parlons-en du verbe « appeler ». Enfoiré aussi celui-là. Même en grec je suis sure que c’est plus facile de le conjuguer en grec. jtaplkos, tu mapelkis qu’on se fasse un bon lait de brebis. Là, comme ça, de but en blanc, en français, je sais pas le conjuguer. N’hésitez pas à m’ap… si vous avez la moindre question. Un « p » et deux « l », un « l » et deux « p », un « p » et un « l » ou deux « p » et deux « l » ? N’hésitez  pas à revenir vers moi. Je t’ap… qu’on se fasse un bon lait de brebis. Putain… je t’appelle, je t’apel, je t’apelle, je t’appele… Tu sais quoi ? Je te fais signe.

Pareil pour « envoyer ». Quand il faut envoyer (eh eh trop facile à l’infinitif) une pièce jointe, entre le « e », le « s » et le rien j’ai jamais vraiment su. Du coup je préfère la « faire parvenir », et qu’il hésite surtout pas à m’ap… revenir vers moi si il y a un problème. Je vous la renvoierai.

Avant c’était cool. Avant, c’est l’époque où on te demandait ton numéro de portable. Maintenant c’est le bronx. Avec les adresses mail je veux dire. Le début, ça va. Et que je t’épelle mon nom, hop hop hop, même pas peur, même pas de faute, tout bien. A la fin, nickel aussi. Hotmail.fr, avec un h, un o, un t, un m, un a, un i, un l, un point et un fr. Mais au milieu…
@
Arrob… Arrobass ? Arobaz ? Avec un long « s » ou un petit « z » ? Mon arrob… ressemble à ça : arrobaszssz. Un sifflement zézayant. Tout à fait charmant. Et incroyablement naturel.

Ces vieux doutes c’est devenu un une un une un espèce une sorte de blocage. Alors autant vous dire que de m’expliquer qu’il y a un « l » et deux « p » à appeler, ça changera malheureusement pas grand chose. Par contre si vous aussi vous avez des vieux doutes, ça m’interesse comme dirait l’autre.

kmille, en mode le-reste-par-contre-je-suis-imbatable-imbattable

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