Je crois que j’ai une légère tendance…

… à être dans les excès.

J’ai toujours l’impression de faire des découvertes décisives pour ma vie. Par exemple, tous les matins, je me jure que le soir même je serai au lit à 20h30 parce que bordel dans la vie il y a rien de meilleur que de dormir et que si j’avais du fric je ferais une cure de sommeil de 3 mois parce que clairement c’est la seule chose que j’aime dans la vie.

Par contre dès que le soir arrive, je remets en question la théorie du matin, et, à l’heure où j’ai encore plein de trucs à faire, je me dis que bordel comment les gens peuvent avoir du plaisir à aller se coucher, ça sert vraiment à rien et si je le pouvais j’aurais une vie où j’aurais pas besoin de dormir parce que c’est vraiment ridicule de passer 7 heures ou plus dans un lit alors qu’il y a tellement de choses à faire. Non mais sans blague, à ce moment-là je le pense vraiment. Et le lendemain matin, re belotte : je ne comprends même pas comment j’ai pu ne serait-ce que l’espace de 10 mn penser qu’il y avait des choses plus intéressantes que de dormir.

Pareil pour la douche. Tous les matins, je me dis que je vendrais ma mère pour 15mn de sommeil en plus. Et puisque ma pauvre mère ne mérite pas ça, je me dis que finalement j’aimerais bien faire l’impasse sur la douche. Je me dis même que la vie serait tellement plus belle si on s’auto-lavait et qu’on avait pas besoin de se déshabiller, d’aller se cailler les meules jusqu’à la cabine de douche, de procéder à la toilette par mouvements circulaires horriblement fatiguant, avant de se cailler les meules à nouveau en s’habillant.
Mais franchement je le pense dur comme fer au moment où je le dis.

Sauf qu’à partir du moment où les premières gouttes d’eau tiède tombent sur mon corps, je me dis que la plus belle invention du monde c’est la douche, et que comment j’ai pu être aussi bête pour risquer de rater ce moment qui doit être un des meilleurs de la vie, ex æquo avec celui où on se couche.

Mais vous pouvez être sur que le lendemain matin, je me dirai que la kmille d’hier dans la douche n’avait décidemment rien compris, et que non, la douche ça a toujours fait chier tout le monde. Et ça fait 24 ans que ça dure.

Pareil aussi quand je mange. Au moment où je prépare mes pâtes, je me dis que c’est vraiment ma passion et que si j’avais pas été journaliste j’aurais été fabriqueuse de pâtes. Au moment où j’ai fini de me goinfrer et que j’ai l’estomac à peu près au niveau des aisselles, je me dis que putain j’ai jamais aimé les pâtes en fait, et il y a rien de tel qu’une petite salade verte sans sauce, et que comment j’ai fait pour avoir pu croire que j’aimais ce plat écoeurant et sans aucun intérêt. Pareil avec les sushis et avec l’alcool.

Et pareil avec les chansons, que je m’injecte en overdose pendant 3 semaines en me disant que j’ai enfin découvert le tube de ma vie, celui qui a été écrit sur mesure pour moi et qui va faire de moi quelqu’un d’autre. Trois semaines après, je deviens folle quand j’en entends les premiers accords.

Kmille, en mode c’est-grave-docteur ?

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