Kmille regarde un match de rugby

Fin de la première pinte. Il ne s’est toujours rien passé. Je vais aux toilettes. Premiers points. Je manque de me faire pipi dessus.

Fin de la seconde pinte. Je vais au fond du bar en chercher une troisième (et une quatrième et une cinquième d’avance). Deuxièmes séries de points (je sais ça se dit pas mais je sais plus si c’était un essai une touche, un panier ou un set gagnant). Evidemment, c’est pour la France, les gens sont heureux et sautent. Je me prends mes trois pintes dans la tronche.

Fin de la troisième pinte (on est allés m’en rechercher une). Je demande discrètement à ma voisine de droite en quelle couleur sont les Français.

Fin de la quatrième pinte. J’ai pas dû bien comprendre. Pour une fois que je lache un gros « OuAAAAiiiiiIIIIssssSSS », je suis seule à crier. Grand moment de solitude.

Fin de la cinquième pinte. Un grand barbu rentre sur le terrain. Les gens dans le bar se mettent à crier « Bouh bouh bouh ». Je me retourne d’un air énervé et plein de reproches genre « vous êtes vraiment pas fair play », avant de comprendre qu’il ne le sifflait pas du tout et qu’on l’appelle le loup garou.

Fin de la sixième pinte. Je comprends toujours rien.

Fin de la septième pinte. C’est fou ce qu’ils se mettent sur la tronche.

Fin de la huitième pinte. Déjà que de se faire des passes en avant, c’est chaud, alors quelle idée de devoir les faire en arrière. Il devraient les faire en faisant une roue tant qu’ils y sont.

Fin de la neuvième pinte. J’ai encore envie de faire pipi.

Fin de la dixième pinte. Le mec à côté de moi n’en peut plus et me broie le bras de stress. J’en ai encore les marques.

Fin du match. Je suis au bout de ma vie. J’arrive encore à chanter « On est en finale on est en finale on est on est on est en finale. » Demie finale c’était trop dur à dire si vite.

Kmille, en mode alléééé-lééé-blééé-glurp

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