Ma nouvelle vie de femme organisée, épisode 2

En fait, j’avais écrit le billet précédent à la gare de Lyon, en attendant mon train pour Dijon.

Ce que je ne savais pas encore c’est que je raterai à Dijon ma correspondance pour Chalon à cause d’un problème d’affichage, et que du coup je me retrouverai avec une bande d’énervés, énervés d’avoir raté le train pour Chalon (oui Bob, je découvre que le chalonnais est énervé de rater son train).

Et que moi s’il y a un truc qui m’énerve encore plus que les trains que je rate, c’est les gens énervés de rater leurs trains, ceux que j’appelle les révoltés de la SNCF.

Ceux qui parlent fort en bougeant beaucoup leurs bras pour montrer qu’ils sont énervés, disent que c’est honteux et qu’ils sont attendus (sans blague… moi j’aime bien prendre le train quand je suis pas attendue, c’est plus fun) et disent qu’ils ne bougeront pas d’ici tant qu’on leur aura pas trouvé une solution, qui cherchent du regard dans la foule des alliés révlotés, et qui récoltent des « oui oui c’est vrai quoi » timides puis de plus en plus forts et de plus en plus énervants.

Malheureusement, monsieur SNCF a eu beau essayer, il n’a pas réussi à chier un train pour Chalon. Du coup il nous a trouvé un taxi qui nous a emmené à Chalon, et moi j’ai eu le droit pendant une heure à un concentré de conneries, d’enfoncage de portes ouvertes, et de banalités de révoltés de la SNCF (avec détail des voyages pour tout le monde, nom, fonction, lieu de résidence, ADN des personnes qui les attendent, programme détaillé de ce qu’ils pourront plus faire puisqu’ils sont en retard, argumentation détaillée pour prouver que c’est honteux, et re-descritpion détaillée de toutes les fois où ils ont eu du retard en train. Le tout ponctués de « ah la SNCF c’est plus ce que c’était »)

Est-ce vraiment la peine de vous dire qu’au retour, alors que je courais pour avoir mon train, je me suis faite courser par le serveur qui me criait que j’étais une voleuse et que je ne l’avais pas payé ? Est-ce la peine de vous dire qu’il m’a prise par le bras pour m’emmener dans le café, alors que mon train partait dans la minute, et que évidemment les pièces se trouvaient là où je les avais laissées, et que j’ai hésité à lui faire avaler ma tasse et la table qui va en-dessous ?

Non je ne vous le dirais pas, vous ne me croiriez pas…

Kmille, en mode j’aime-pas-le-train-et-il-me-le-rend-bien

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