Compte-rendu

Hier soir a eu lieu la fameuse soirée.

18h30 : la soirée commence. Moi, je suis toujours chez moi à finir (vingt)deux-(vingt)trois articles à rendre pour le lendemain, et de toute façon, je ne suis pas préssée, je sais toujours pas quoi me mettre.

18h45 : Je m’active et enfile ma tenue de combat. Pantalon noir super bien coupé (merci Nath !), veste noire Promod imitation Chanel, collier de perle blanches nacrées, le tout monté sur les 15 cm de talon des chaussures blanches achetées il y a un mois et que j’étais sure de ne jamais mettre (merci Cam d’avoir insisté)…

19h : je suis coiffée, maquillée, parfumée et plutôt contente du résultat. Au passage, d’habitude, avant une soirée, je vais me faire en institut un soin-bronzant-de-ouf-guedin-dont-il-faut-absolument-que-je-vous-parle-bientôt-tellement-c’est-ouf-guedin. Sauf que l’institut, il est à Rouen et que je ne trouve pas la même chose à Paris (Paris capitale de la beauté mon c… oui !). Bref, je m’étais acheté en palliatif pour l’occasion une lingette autobronzante Garnier. Et bah c’est vraiment pas mal !

19h02 : je suis prête. Et il se met à pleuvoir comme vache qui pisse. Bien sur, je n’ai pas de parapluie j’ai jamais su m’en servir. Je pense à l’option « sac Franprix sur la tête » mais je sais pas pourquoi je le sens pas. Dans un élan de bon sens et de pragmatisme, je cours chez ma concierge emprunter un parapluie.

19h12 (oui 10 mn pour tout ça j’ai quand même 6 étages à descendre à pied perchée sur des talons de 15cm) : je suis dehors, sous une pluie battante, cachée sous un parapluie PMU jaune fluo du meilleur goût.

19h16 : Arrivée à destination, après 4mn de marche. Il y a des voitures de 2km de long aux vitres teintées garées partout. Il y a des mecs en costard partout. J’hésite à me présenter et leur serrer la main. Je fais bien de pas le faire, ce sont des voituriers.

19h18 : j’ai traversé la cour tant bien que mal. Les mecs qui ont inventé les pavés, ils devaient pas beaucoup aimer les femmes ni les talons aiguille. Je pose mon parapluie devant le batiment. Quatre personnes se précipitent pour le récupérer et le mettre au vestiaire. Je vous l’avais bien dit qu’il était pas beau.

19h30 : je sirote ma deuxième coupe de champagne en marchant, toujours tant bien que mal. Je fais semblant d’observer le cadre, somptueux, il faut le dire. La vérité, c’est que si je reste sur place mes talons s’enfoncent dans la pelouse. Les mecs qui ont inventé la pelouse, ils devaient pas beaucoup aimer les femmes ni les talons aiguille.

20h15 : je sirote ma cinquième coupe de champagne en dicutant avec 3 jeunes hommes charmants. Ils sont venus me demander si je m’ennuyais, ils ont du croire que je faisais les 100 pas. Je leur explique l’éternelle problématique des femmes, des pavés et de la pelouse.

21h45 : je sirote ma huitième coupe de champagne en discutant avec 6 jeunes et moins jeunes hommes charmants. J’ai des bulles plein la tête et je me dis qu’il est temps de rentrer. D’autant plus que je viens de me paumer en revenant des toilettes et que je me suis retrouvée dans une lingerie. La femme de ménage m’a promis que ça resterait entre nous.

22h : Je rentre. Et je me dis que c’était pas si horrible que ça. La tenue qui va bien, le sourire de circonstance, les bulles du champagne et le tour est joué finalement.

Kmille, en mode super-mondaine (et-un-peu-mal-au-crane)

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