De l’attente dans le couple

J’ai rêvé pendant des mois de boire une bouteille de vin rouge yeux dans les yeux avec mon homme, avec des belles bougies et de la bonne musique (Comment ça je marche au cliché ?).

J’ai attendu, attendu, ça n’est jamais venu, Laï Laï Laï Laï…

J’ai fini par ranger ça dans la case des « trucs que je ne pourrais jamais partager avec lui », non sans une bonne dose de frustration de ne pas vivre avec l’homme dont j’étais amoureuse ce moment de complicité. Bah oui quoi, ça ne lui était jamais venu à l’idée, c’était bien la preuve que ce n’était pas important pour lui. Or, c’était important pour moi.

Et puis un jour, j’ai acheté une bouteille de rouge, des belle bougies et de la bonne musique.

Il est arrivé, j’ai ouvert la bouteille de rouge, allumé les belles bougies et mis en marche la bonne musique.

On a bu la bouteille de rouge, avec les belles bougies et la bonne musique.

Et je me suis dit que j’aurais pu attendre longtemps.

Que lui n’associait pas forcément la complicité avec un moment comme celui-là. Que j’avais bien fait de lui servir mon désir sur un plateau d’argent car la seule chose qui était douloureuse, c’était l’attente que tout vienne de l’autre.

Que finalement, l’important n’était pas que ça vienne de lui, mais qu’on vive ce moment.

Bouteille de rouge, belles bougie et bonne musique, discussion sur cet entretien que vous avez eu et dont il ne semble pas se souvenir, nouvelles de votre amie qui n’allait pas bien et dont il semble avoir oublié l’existence, félicitations pour ce joli livre que vous venez d’éditer et dont il ne semble pas mesurer l’importance à vos yeux, je me dis que la solution consiste peut être à ouvrir la discussion comme une grande, et à se débarasser de la souffrance qu’est l’attente pour ne profiter que du plaisir de vivre ce moment important pour vous.

Ok, ça serait mieux si c’était venu de lui, et ça serait mieux aussi si il était le plus drôle, le plus beau, le plus riche, le plus affectueux quand vous en avez besoin, et le plus indépendant quand vous en avez besoin, et qu’il vienne vous chercher au travail sur son cheval blanc.

Mais si le prince charmant existait, ça se saurait, et si ma tante en avait, on l’appellerait mon oncle. 

Kmille, en mode ma-tante-est-ma-tante-mon-oncle-est-mon-oncle

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