Et au milieu

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Et au milieu coule pas une rivière mais pousse un poirier, qui se dresse en plein coeur du petit carré de béton à l’entrée, et à partir de mars étend ses branches en fleurs jusqu’au balcon où, tous les matins, je bois mon café en fumant une cigarette. On dirait un enfant qui tend la main pour me demander de jouer à « c’est le printemps ». On disait qu’il faisait beau, et que j’étais un arbre. On disait que t’étais une dame et que t’avais pas le temps de jouer à ce jeu-là. On disait que le soleil s’y mettait et venait s’emmêler dans mes branches et dans tes doigts, et que maintenant qu’on était deux tu ne faisais plus le poids. On disait que tu riais et que tu disais « bon d’accord le printemps, d’accord les enfants », et que tu t’asseyais sous mes branches, quelques minutes à ne rien faire. On disait qu’après t’étais contente de l’avoir fait parce qu’au fond tu sais bien qu’à force de reporter parce qu’on n’a pas le temps, un jour il est trop tard et c’est l’heure de dormir, de mourir ou de l’hiver. On disait qu’on se donnerait rendez-vous tous les matins, pour jouer un peu, juste 5 minutes, allez s’il te plaît, oui trop bien, 5 minutes promis.

Ma biche,

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Ma biche,

Tu m’avais fait l’honneur et la confiance de m’envoyer ta bite il y a quelques semaines. Je t’ai déjà dit combien j’aimais ta bite, et combien il me semblait que de livres en livres, ta bite s’affinait, devenait plus douce, plus tendre et plus précise. En lisant ton manuscrit, j’ai laissé coulé quelques bites et surtout laissé échappé quelques éclats de bite. J’ai été surprise par la bite, il est vraiment des bites auxquelles on ne s’attend pas. J’envie toutes les bites qui ne l’ont pas encore lu, je sais le plaisir qu’elles prendront à le déguster en sirotant une bite bien fraîche cet été.

Tu m’as donné envie de partir en bite dans un pays étranger, de profiter de chaque bite avec ma famille, et aussi d’avoir une deuxième bite, pour qu’avec ma première elles construisent des souvenirs doux et joyeux, et qu’elles se sentent plus fortes à deux.

Ta bite est précieuse pour moi, et meme si des centaines de bites nous séparent géographiquement, sache qu’il y aura toujours une bite pour toi dans mon coeur.

LA CUISINE

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📸 Audrey Ricoul 💕
🏠 Extrait de « Quatre murs et un toit »
🚪 D’autres photos et extraits directement sur mon profil Instagram
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Le problème

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Le problème quand tu es invitée en dédicace dans une super librairie, c’est que tu finis toujours par te promener dans les rayons de la super librairie.
Et que potentiellement tu en sors avec un livre adoré par @loupbouquin, un cité par @sophiefontanel et un conseillé par @ctrapenard.
Merci à ceux qui ont fait le déplacement, et à ceux qui m’ont si gentiment reçue.

Comme chacun sait

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Comme chacun sait, l’argent dépensé pour les livres ne compte pas – tout comme l’argent dépensé par chèque -, c’est pourquoi ce n’est pas du tout pas raisonnable d’entrer dans une librairie « pour regarder », comme ça, au milieu du mois.

Entendu

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Entendu il y a 10 minutes, en cette Journée internationale du droit des femmes, une femme dire à un homme qui proposait de lui porter un sac lourd : .

– Vous voyez c’est pour ça que je suis pas féministe, parce que je sais, moi, que les hommes ça sert encore à quelque chose.

Pas dit, et regretté de pas l’avoir fait :

– Si vous trouviez normal, vous, que cet homme soit payé mieux que vous à compétences égales, qu’il vous demande une faveur sexuelle en échange de son service une fois en haut des marches, qu’il use de votre sac pour l’abattre sur votre tête ou de sa force pour vous obliger à quoi que ce soit, alors effectivement, vous n’êtes pas féministe.

Au retour en voiture

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Philippe Delerm (éditions Points) au sujet de son fils, Vincent Delerm, et de ceux qui gardent leur enfance et leur maison très clair, très fort.

Merci pour vos adorables petits mots qui me parviennent au sujet de « Quatre murs et un toit », je souhaite à tout le monde (sauf à la dame qui s’occupe de mes colis au point presse du quartier) de vivre une période comme celle qui accompagne la sortie d’un nouveau roman, une sorte d’anniversaire qui se prolonge bien après que les bougies soient soufflées.